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Oeuvres de miséricorde - 5



Au lendemain de la fête de la Divine Miséricorde, instituée par le Pape Jean-Paul II en l’an 2000, et qui est célébrée chaque année le dimanche après Pâques, nous vous invitons à pratiquer, chaque jour de la semaine, jusqu’à dimanche, ce qu’on appelle « les œuvres de miséricorde ».


Chaque jour, nous en vivrons 2, car il en existe 14, répertoriées par l’Eglise, et que nous avons découvertes ou redécouvertes, à partir du 08 décembre 2015, quand s’est ouverte ce jour-là, à l’initiative du Pape François, « l’année de la Miséricorde ».


La Miséricorde, c’est l’attribut principal de Dieu. La Miséricorde, dont Dieu notre Père est l’expert, et qu’Il nous demande de vivre entre nous, c’est un cœur plein de tendresse qui se penche sur toutes les misères pour apporter, à la personne qui peine et qui souffre, la consolation, la guérison, le pardon et la paix.


Il existe 7 œuvres corporelles et 7 œuvres spirituelles, par lesquelles nous mettons concrètement en œuvre, gratuitement et par amour, la miséricorde divine.


Les œuvres de miséricorde corporelles s’inspirent de ce verset d’Evangile : « Ce que vous avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Matthieu 25, 40).


Les œuvres de miséricorde spirituelle viennent des premiers moines, qu’on appelle les Pères du désert, qui vivaient à l’écart du monde, et que les chrétiens venaient consulter pour nourrir leur vie spirituelle.


Nous sommes invités à vivre aujourd’hui ces 2 nouvelles œuvres de miséricorde :


Visiter les prisonniers


On peut avoir l’impression, en confinement, d’être comme enfermés dans une prison. Sauf que notre confinement, pour la plupart d’entre nous, c’est un « confinement de luxe ». Beaucoup n’ont malheureusement pas cette chance de pouvoir vivre à l’air libre.


Pensons spécialement aujourd’hui, dans notre prière, à tous les détenus, enfermés dans une vétuste cellule de prison ; pensons aussi à toutes les personnes accueillies dans les EHPAD et qui n’ont aucun contact avec leurs familles ; pensons à toutes les personnes seules qui vivent mal ce confinement et à toutes les familles qui ne disposent que d’un logement très modeste.


Supporter patiemment les personnes ennuyeuses


« L’amour prend patience », comme le dit St Paul dans sa lettre aux Corinthiens. Notre patience est sans doute, pour beaucoup, mise à dure épreuve en ce moment : parents à l’égard de leurs enfants, enfants à l’égard de leurs parents ou de leurs frères et sœurs.


Exercice pratique et geste concret : faire preuve de patience à l’égard de ceux qui ont tendance à m’énerver le plus, et faire en sorte de ne pas être moi-même cette personne « ennuyeuse », c’est-à-dire « pénible », dont les autres doivent supporter chaque jour les manies et les caprices !


Père Gaël Sachet

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