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Oeuvres de miséricorde - 3



Au lendemain de la fête de la Divine Miséricorde, instituée par le Pape Jean-Paul II en l’an 2000, et qui est célébrée chaque année le dimanche après Pâques, nous vous invitons à pratiquer, chaque jour de la semaine, jusqu’à dimanche, ce qu’on appelle « les œuvres de miséricorde ».


Chaque jour, nous en vivrons 2, car il en existe 14, répertoriées par l’Eglise, et que nous avons découvertes ou redécouvertes, à partir du 08 décembre 2015, quand s’est ouverte ce jour-là, à l’initiative du Pape François, « l’année de la Miséricorde ».


La Miséricorde, c’est l’attribut principal de Dieu. La Miséricorde, dont Dieu notre Père est l’expert, et qu’Il nous demande de vivre entre nous, c’est un cœur plein de tendresse qui se penche sur toutes les misères pour apporter, à la personne qui peine et qui souffre, la consolation, la guérison, le pardon et la paix.


Il existe 7 œuvres corporelles et 7 œuvres spirituelles, par lesquelles nous mettons concrètement en œuvre, gratuitement et par amour, la miséricorde divine.


Les œuvres de miséricorde corporelles s’inspirent de ce verset d’Evangile : « Ce que vous avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Matthieu 25, 40).


Les œuvres de miséricorde spirituelle viennent des premiers moines, qu’on appelle les Pères du désert, qui vivaient à l’écart du monde, et que les chrétiens venaient consulter pour nourrir leur vie spirituelle.


Voici les 2 œuvres de miséricorde de ce jour :


Vêtir ceux qui sont nus : « J’étais nu et vous m’avez habillé » (Matthieu 25,36)


On dit qu’il y a des regards qui « déshabillent », en ce sens qu’ils jugent la personne selon l’apparence, le look ou les vêtements.


J’essaie aujourd’hui de « revêtir » de tendresse et de bienveillance les personnes que je vais voir, à qui je vais parler ou à qui je vais penser.


Exercice pratique et geste concret : Trier mes vêtements et mettre de côté les beaux habits dont je ne me sers plus, pour en faire don à une association caritative quand le confinement sera terminé.


Avertir les pécheurs : « Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère » (Matthieu 18, 15)


La miséricorde veut le bien de l’autre. Si je connais quelqu’un dont la vie, les choix ou le comportement ne peuvent que mener à une impasse, voire à la destruction, serais-je capable de le lui dire ouvertement et fraternellement ?


« Qui suis-je, pour lui faire la leçon ? », pourrions-nous penser. Sauf que vouloir le bien et le bonheur de l’autre, sans être pour autant un donneur de leçon, c’est aussi accepter de poser à l’autre des limites, tout en acceptant de reconnaître humblement mes propres limites.


Ne pas avertir mon frère humain de sa conduite à risque ou de son péché pourrait être considéré comme une « non-assistance à personne en danger ».


Père Gaël Sachet

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